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Pas d’amélioration de la tolérance des plantes à la sécheresse grâce au génie génétique. Photo : Fotolia

Pendant longtemps, l’industrie des OGM s’est limitée à seulement quelques espèces et quelques caractéristiques et pouvait être décrite par la devise "quatre plantes, quatre pays, deux caractéristiques". Quatre plantes (maïs, le soja, coton, colza), modifiées génétiquement pour résister aux herbicides et/ou produire une protéine insecticide, représentaient les plus grandes surfaces de cultures OGM au monde, réparties dans les quatre principaux pays exportateurs de céréales (USA, Canada, Argentine, Brésil). L’utilisation des nouvelles techniques de génie génétique, comme l’édition génomique et l’interférence à ARN, ont conduit à l’émergence de plus d’OGM, plus rapidement, dans tous les domaines du vivant. Il est donc temps de faire le point sur les OGM obtenus avant l’émergence des nouvelles techniques, par des techniques de génie génétique dites « classiques ». L'étude "Pas de révolution sur le terrain" de Christoph Potthof (Gen-ethisches Netzwerk) examine si la situation a changé de manière significative plus de 20 ans après la première culture commerciale de plantes génétiquement modifiées.

19.02.2015 | Mise en circulation

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Le Brésil est le plus gros producteur mondial de canne à sucre. Photo : Werner Rudhart / Greenpeace

Le Brésil pourrait bientôt voir pousser dans ses champs la première canne à sucre au monde génétiquement modifiée. En juin, l’autorité locale de biosécurité a en effet autorisé la commercialisation de la canne à sucre CTC 20 BT de l’entreprise brésilienne CTC. Des essais en champ n’avaient jusqu’ici été réalisés qu’en Australie et en Indonésie. Avec le Brésil, c’est un acteur géant qui investirait le marché du sucre transgénique à partir de 2018. Le pays est le plus important producteur mondial de canne à sucre ; le quart de la production globale provient de ses champs (600 millions de tonnes en 2015).

19.02.2015 | Mise en circulation

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Au Burkina Faso, en Afrique de l'Ouest, on espérait de meilleurs rendements et une utilisation moindre de pesticides grâce au coton transgénique. Mais les attentes n'ont pas été comblées, au contraire. Illustration: Clipdealer

La pression pour cultiver des plantes transgéniques augmente sur l'Afrique. Pour le lancement de la campagne «En finir avec la faim grâce à l'agriculture bio», SWISSAID cloue cette stratégie des groupes agroalimentaires au pilori, et présente des solutions sociales et plus judicieuses sur le plan écologique. Les États africains subissent des pressions importantes pour qu'ils légalisent le génie génétique. Une alliance puissante entre les groupes agroalimentaires, parmi eux le suisse Syngenta, des institutions internationales, des fondations influentes telles que la Gates Foundation et la diplomatie américaine pèsent actuellement de tout leur poids sur la balance, afin de promouvoir cette technologie contestée en Afrique.

29.05.2014 | Mise en circulation

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Campagne réussie : dans le comté de Jackson, 66% de la population a voté pour l'interdiction des cultures OGM. Photo : Family Farms Coalition / Facebook

Deux comtés de l’Oregon, celui de Jackson et le comté voisin de Josephine, ont décidé en votation populaire d’interdire la culture des plantes génétiquement modifiées. Le mouvement de protestation a commencé il y a deux ans, après que le groupe agroalimentaire suisse Syngenta a fait part de son intention de planter des betteraves sucrières résistantes aux herbicides. En juin dernier, les opposants sont passés à l’acte dans le comté de Jackson, détruisant 6500 betteraves sucrières dans des champs appartenant à Syngenta et faisant du même coup la une des journaux. De crainte que leurs champs puissent être contaminés par les PGM, les agriculteurs du comté de Jackson ont alors lancé une campagne politique dans le but d’obtenir l’interdiction de cultiver des OGM. Malgré une « contre-campagne » qui leur a coûté un million de dollars, les géants de l’agroalimentaire, parmi lesquels Syngenta, DuPont Pioneer et Monsanto, n’ont pas réussi à renverser la tendance.