On désigne par “agrogénétique” ou “génie génétique vert” l’utilisation de techniques de génie génétique dans l’agriculture. Jusqu’à présent, ce sont surtout les génomes des plantes qui ont fait l’objet d’interventions (sélection végétale) ; on trouve ainsi aujourd’hui, par exemple, des variétés de maïs, de colza, de coton ou de soja génétiquement modifiées. Leur culture est interdite en Suisse jusqu’à l’expiration du moratoire en vigueur. Les animaux font également de plus en plus l’objet de manipulations génétiques. Un saumon génétiquement modifié, qui grandit plus vite, a déjà été autorisé à la consommation aux États-Unis. Les nouvelles techniques de génie génétique, moins coûteuses et prétendument plus précises, telles que l’édition du génome, ont déclenché un deuxième boom dans le domaine de l’agrogénétique.