Risques sanitaires News

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La forte opposition du consommateur suisse empêche l’importation et l’utilisation de ces plantes en tant qu’aliments pour animaux ou denrées alimentaires. Image: LID

En 2015, l’Alliance suisse pour une agriculture sans génie génétique (ASGG - StopOGM) avait critiqué la décision d’autoriser le maïs TC1507 comme aliment pour animaux. L’ASGG avait alors particulièrement remis en cause l’évaluation des risques, liés à ce maÏs OGM, produisant une toxine insecticide. Une discussion sur la procédure d’évaluation des risques a été entamée avec les offices fédéraux chargés du dossier. Dans un effort de rigueur scientifique et de transparence, l’Office fédéral de l’agriculture (OFAG) a poursuivi ce processus par une consultation régulière des acteurs de la société civile concernés par les plantes génétiquement modifiées (PGM), tel que l’ASGG.

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Un bidon contenant un herbicide à base de glyphosate. Photo: GM watch

La contamination de l'environnement par les herbicides contenant du glyphosate est maintenant omniprésente. Deux nouvelles études s’intéressent à l’impact du glyphosate sur les grossesses et le développement de la flore intestinale.

Une première étude a été menée en Argentine, au cœur de la région des grandes cultures. Cette étude montre que les habitants de la ville de Monte Maìz sont soumis à une importante exposition environnementale au glyphosate (79 kg/personne/an) et que le taux d'avortement spontané y est aussi trois fois plus élevé que la moyenne nationale.

Une deuxième étude, menée en Italie, démontre un impact significatif du glyphosate et de formulations d’herbicide contenant du glyphosate sur la flore intestinale des rats jeunes. Cette étude donne à réfléchir lorsqu'on sait que des changements radicaux du microbiote, à un stade de vie précoce, sont corrélés à l'apparition de certaines maladies à l'âge adulte.

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Le journal Le Monde révèle Que Monsanto a exercé de son influence pour faire retiré une étude dans Food and Chemical Toxicology

Une étude réalisée par le journaliste Stephane Foucart du journal Le Monde montre que la transnationale Monsanto a exercé des pressions sur la revue FCT pour voir rétractée l’étude. Des courriels échangés entre un des éditeurs et Monsanto ont pu être obtenus par l’ONG US Right to Know et ont été étudiés par S.Foucart. Ils dévoilent selon le journaliste « l’influence des firmes agrochimiques sur certains personnels académiques et sur la construction de la connaissance.»

17.02.2015 | Risques sanitaires

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Une chèvre nourrie avec des plantes génétiquement modifiées n’y réagira pas forcément de la même manière qu’une vache. Photo : Clipdealer

Le nourrissage des chèvres avec du soja génétiquement modifié affecte leur développement. Dans une publication récente de l’Université de Naples, on peut lire en effet que la progéniture des chèvres nourries au soja transgénique souffre de sévères carences. Le lait maternel présenterait une composition modifiée et les chevreaux accuseraient un déficit de poids à leur naissance. Il semble donc bien que des fragments ADN du soja génétiquement modifié résistent à la digestion et passent dans le lait. D’après les chercheurs de l’université, le nourrissage des chèvres avec du soja résistant aux herbicides entraîne une diminution de la teneur en protéines dans le lait (immunoglobulines), ce qui occasionne une perte de poids chez les chevreaux. De tels effets sur le système immunitaire ont déjà été observés chez les souris, les rats, les porcs et les poissons nourris avec des plantes génétiquement modifiées.