Des OGM européens à l’achat dans nos magasins au lieu de la qualité suisse? Cela pourrait bientôt devenir une réalité !
L’UE vient de décider d’assouplir considérablement les règles relatives aux plantes génétiquement modifiées. La grande majorité des plantes issues des nouvelles techniques de génie génétique sera autorisée pratiquement sans aucune règle. Des denrées alimentaires issues de plantes génétiquement modifiées arriveraient également en Suisse sans étiquetage, avec des conséquences graves : les consommatrices et consommateurs perdent le contrôle sur ce qui se retrouve dans leur assiette et l’agriculture sans OGM est menacée.
Mais la Suisse peut faire autrement ! Le génie génétique a besoin de règles strictes :
- OUI à l’étiquetage
- OUI à l’évaluation des risques au cas par cas
- OUI à la protection de l’agriculture sans OGM
Signez dès maintenant l’appel adressé au Conseil fédéral et au Parlement pour revendiquer le droit à la liberté de choix et protéger la qualité suisse contre le génie génétique !
Appel
Pas d’OGM de l’UE dans nos assiettes
Monsieur le Conseil fédéral Rösti, Mesdames et Messieurs les membres du Conseil fédéral et des Chambres fédérales
L’agriculture suisse et ses produits jouissent d’une excellente réputation tant au niveau national qu’international. Et ce, notamment grâce au label de qualité suisse «sans OGM». Il incarne l’identité des produits suisses. Mais cela pourrait bientôt prendre fin !
En effet, l’UE prévoit d’assouplir considérablement les règles applicables aux plantes issues des nouvelles techniques de génie génétique. Bientôt, la grande majorité de ces plantes devraient être autorisées pratiquement sans aucune règle :
- sans étiquetage systématique
- sans évaluation des risques
- sans réglementation en matière de responsabilité en cas de dommages
- sans règle de coexistence et de protection de l’agriculture sans OGM
- sans mise en œuvre du principe de précaution
Ces produits arriveront également à la frontière suisse sans être déclarés. Une telle importation aurait de graves conséquences : les consommateurs n’auront plus aucune chance de savoir ce qui se trouve dans leur panier d’achat et, par conséquent, dans leur assiette.
La Suisse peut et doit faire autrement ![1]
Nous vous invitons donc à garantir l’application de la loi suisse sur le génie génétique en prenant des mesures préventives immédiates, telles que le renforcement des contrôles à l’importation et la mise au point de méthodes de détection.
Le génie génétique a besoin de règles claires : un étiquetage systématique, une évaluation minutieuse des risques au cas par cas et des mesures visant à protéger l’agriculture sans OGM.
C’est la seule façon de protéger efficacement le label de qualité « sans OGM » et la liberté de choix des consommateurs.
Ne trahissez pas la confiance de la population suisse. Nous comptons sur vous !
Avec nos salutations préoccupées
Les signataires
[1] La Suisse n’est pas tenue d’adopter cette réglementation. Le génie génétique ne fait pas partie des Accords bilatéraux III.
Contexte
Depuis la votation populaire de 2005, la population suisse a clairement réaffirmé à plusieurs reprises son attachement à une agriculture sans OGM. De plus, aucun avantage concret des nouvelles techniques de génie génétique pour l’agriculture suisse n’est perceptible à ce jour. Il est donc indispensable de s’en tenir aux mesures éprouvées visant à protéger les êtres humains, les animaux et l’environnement.
Le génie génétique menace d’aggraver les conséquences négatives de l’agriculture industrielle et évince ainsi les solutions durables et souvent moins coûteuses issues de l’agroécologie.