Tomato and corn. Excellent additions to salads and sandwiches. Tomatoes contain B vitamins, vitamin C, PP, K, antioxidants. Corn contains vitamins of the B group, as well as vitamins A, D, E and K, and folic acid. For this one can find valuable for the body elements such as iron, potassium, calcium, zinc or magnesium

Le pro­blè­me ne rési­de pas dans une régle­men­ta­ti­on trop stric­te : dans le mon­de entier, on cul­ti­ve tou­jours très peu de plan­tes issues des nou­vel­les tech­no­lo­gies géné­ti­ques (NTG) – en par­ti­cu­lier cel­les qui con­tri­buent à une agri­cul­tu­re dura­ble. C’est la con­clu­si­on d’un rap­port récent de l’Of­fice fédé­ral de l’en­vi­ron­ne­ment (OFEV), mis à jour chaque année.

Actu­el­le­ment, seu­les trois plan­tes modi­fi­ées par les NTG sont cul­ti­vées et com­mer­cia­li­sées dans le mon­de : deux lig­nées de maïs de la socié­té Cort­eva ain­si qu’une toma­te snack ori­gi­n­aire du Japon. Un coup d’œil aux pro­jets en cours de déve­lo­p­pe­ment révè­le cer­tes de nombreu­ses initia­ti­ves : des cher­cheurs tra­vail­ler­ai­ent sur 89 plan­tes issues de 31 espè­ces. Mais bien que de tel­les plan­tes puis­sent être cul­ti­vées depuis des années sans auto­ri­sa­ti­on dans des pays com­me les États-Unis, le Cana­da ou le Bré­sil, rares sont cel­les qui par­vi­en­nent à att­eind­re la matu­ri­té com­mer­cia­le. On y cher­che en vain des carac­té­ri­sti­ques de dura­bi­li­té.

Les deux varié­tés de maïs com­mer­cia­li­sées – tou­tes deux de Cort­eva – pro­dui­sent dif­fér­ents insec­ti­ci­des et sont rési­stan­tes aux her­bici­des. Des carac­té­ri­sti­ques qui ne con­tri­buent pas à rédui­re, mais plutôt à aug­men­ter l’utilisation de pesti­ci­des et qui sont donc con­tro­ver­sées. Elles ont été déve­lo­p­pées à l’aide d’une com­bi­nai­son de trans­genè­se et d’utilisation de CRSIPR/cas et sont cul­ti­vées aux États-Unis et au Cana­da, l’une d’entre elles éga­le­ment en Argen­ti­ne. Elles peu­vent tou­tes deux être impor­tées dans l’UE en tant que den­rées ali­men­tai­res et ali­ments pour ani­maux.

La toma­te snack japo­nai­se pré­sen­te une teneur accrue en aci­de gam­ma-ami­no­bu­ty­ri­que, cen­sé avoir un effet hypo­ten­seur et favo­ri­ser le som­meil. Son inté­rêt rési­de donc davan­ta­ge dans le seg­ment haut de gam­me que dans la dura­bi­li­té. Elle est auto­ri­sée notam­ment à Sin­ga­pour et aux Phil­ip­pi­nes, mais n’est pour l’instant pas com­mer­cia­li­sée. A noter qu’aucune étu­de ne con­fir­me son effi­ca­ci­té dans l’hypotension.

Selon les fab­ri­cants, sur les 89 plan­tes en cours de déve­lo­p­pe­ment, envi­ron 15 dev­rai­ent arri­ver sur le mar­ché dans les années à venir. Par­mi cel­les-ci figu­rent d’autres varié­tés de riz rési­stan­tes aux her­bici­des (Cibus, Bio­Heu­ris), de nou­vel­les lig­nées de maïs de Cort­eva ain­si qu’une oran­ge rési­stan­te aux mala­dies de Soil­cea. S’y ajou­tent des varié­tés de soja à ren­de­ment plus éle­vé (Ina­ri) et tolé­ran­tes à la sécher­es­se (GDM) – cet­te der­niè­re étant la seu­le carac­té­ri­stique pou­vant avoir une inci­dence sur le cli­mat. La liste est com­plé­tée par une bana­ne qui ne bruni pas, dont l’in­té­rêt pour les con­som­ma­teurs reste dis­cuta­ble.

 

Cet­te liste n’ap­por­te pas grand-cho­se de nou­veau : bon nombre de ces plan­tes figu­rai­ent déjà dans des rap­ports anté­ri­eurs. Une com­pa­rai­son mont­re que les dates de com­mer­cia­li­sa­ti­on annon­cées ne sont sou­vent pas respec­tées. Ain­si, Cover­cress (une filia­le de Bayer/Bunge) avait pré­vu le lance­ment d’u­ne her­be des champs géné­ti­quement modi­fi­ée pour le milieu de la décen­nie – or, en réa­li­té, la plan­te en est tou­jours à la pha­se de test.

Au lieu d’un pro­grès, on obser­ve plutôt une aut­re ten­dance : les pro­jets dis­pa­rais­sent. De nombreu­ses plan­tes sont annon­cées, mais sont ensuite dis­crè­te­ment aban­don­nées. C’est le cas, par exemp­le, d’une sala­de de feuilles de mout­ar­de désa­mé­ri­sée de Pair­wi­se, qui avait été annon­cée en gran­de pom­pe dans les médi­as en 2023. En 2024, Pair­wi­se a cédé l’activité à Bay­er ; le pro­duit n’est tou­jours pas com­mer­cia­li­sé à ce jour.

 

Le camé­li­ne géné­ti­quement modi­fi­ée de Yield10 Bio­sci­ence a con­nu un sort simi­lai­re. Après le début de la cul­tu­re pré­com­mer­cia­le en 2023, l’entreprise a dû dépo­ser le bilan et a été rache­tée. Le nou­veau pro­prié­tai­re, le grou­pe semen­cier austra­li­en Nufarm, sou­hai­te cer­tes pour­suiv­re le déve­lo­p­pe­ment, mais ne don­ne aucu­ne date pour la mise sur le mar­ché.

Le pro­jet de recher­che alle­mand Pil­ton, sou­vent cité en Suis­se com­me exemp­le dans les débats sur les NTG, a lui aus­si lar­ge­ment dispa­ru des radars. L’objectif était de déve­lo­p­per un blé d’hiver CRISPR qui soit dura­blem­ent rési­stant à plu­sieurs mala­dies fon­gi­ques, ce qui per­met­trait de rédui­re con­sidé­ra­blem­ent l’utilisation de pro­duits phy­to­sa­ni­taires. Le pro­jet était notam­ment sou­te­nu par le grou­pe semen­cier KWS, qui dis­po­se d’une vaste expé­ri­ence dans le génie géné­tique agri­co­le. Après un tra­vail de com­mu­ni­ca­ti­on initi­al inten­se, avec des mises à jour vidéo et des objec­tifs ambi­ti­eux, le silence s’est tou­te­fois instal­lé. Aucun résul­tat con­cret n’a jamais été publié, et il n’y a tou­jours pas de rap­port final à ce jour. Offi­ci­el­le­ment, le sec­teur invo­que l’utilité inter­ne des con­nais­sances acqui­ses. Le man­que de trans­pa­rence et le silence sur les suc­cès en matiè­re de sélec­tion lais­sent tou­te­fois pen­ser que les résul­tats sont restés en deçà des atten­tes. Les per­spec­ti­ves restent donc tout aus­si vagues : KWS s’est con­ten­té d’expliquer que les con­nais­sances acqui­ses serai­ent inté­g­rées dans des pro­jets en cours – aucun pro­grès con­cret ni aucu­ne mise sur le mar­ché pré­vi­si­ble d’un tel blé ne sont enco­re en vue.

Obs­ta­cles sur la voie de la com­mer­cia­li­sa­ti­on – coûts éle­vés, absence de par­ten­aires, résul­tats déce­vants en plein champ

Plu­sieurs rai­sons expli­quent pour­quoi bon nombre de ces plan­tes ne par­vi­en­nent pas sur le mar­ché mal­gré l’ab­sence d’ob­s­ta­cles régle­men­tai­res aux États-Unis et en Amé­ri­que lati­ne : des coûts de déve­lo­p­pe­ment éle­vés, un man­que de par­ten­aires dans l’in­du­strie semen­ciè­re et des essais en plein champ sou­vent déce­vants. Les start-ups tra­vail­lent géné­ra­le­ment avec des plan­tes modè­les. Cepen­dant, pour déve­lo­p­per des varié­tés com­mer­cia­li­sables à par­tir de cel­les-ci, il faut des ent­re­pri­ses semen­ciè­res éta­b­lies qui met­tent à dis­po­si­ti­on leurs varié­tés à haut ren­de­ment pour la trans­for­ma­ti­on géné­tique et cofi­nan­cent le déve­lo­p­pe­ment. Le pas­sa­ge du labo­ra­toire au champ s’a­vè­re sou­vent être un point cri­tique.

Un aut­re obs­ta­cle rési­de dans le cad­re com­ple­xe des bre­vets entou­rant CRISPR/Cas. Pour s’y retrou­ver, il faut fai­re appel à des experts, ce qui coûte cher. Ajou­té aux rede­van­ces de licence, cela ren­ché­rit enco­re le déve­lo­p­pe­ment et peut rend­re les semen­ces NGT peu attrac­ti­ves sur le plan éco­no­mi­que.

 

Sources uti­li­sées

Eva Gelin­sky : New Gene­tic engi­nee­ring Tech­ni­ques (NGT) — New GMOs in Cul­ti­va­ti­on, New GMOs in Deve­lo­p­ment (15 jan­vier 2026). Les ver­si­ons anté­ri­eu­res des rap­ports de l’O­FEV peu­vent être con­sul­tées sur https://www.semnar.ch/literatur.html.

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